Daniel Dewar & Grégory Gicquel
L'Almanach 26 : Daniel Dewar & Grégory Gicquel "The Wet Room"

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Le Consortium
Curated by Franck Gautherot & Seungduk Kim
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Daniel Dewar & Grégory Gicquel, “The Wet Room”, dans “L'Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026. Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.

Daniel Dewar (1976, Royaume-Uni) et Grégory Gicquel (1975, France)


 

Daniel Dewar (1976, Royaume-Uni) et Grégory Gicquel (1975, France) se rencontrent durant leurs études à l’École des Beaux-Arts de Rennes et travaillent ensemble depuis. Leur œuvre est distinguée en 2012 par le prix Marcel Duchamp. Le duo franco-britannique est reconnu pour son recours à des techniques artisanales et sculpturales — taille du bois et de la pierre, textile et céramique — auxquelles les artistes se forment de manière autodidacte.
Ce travail d’appropriation technique constitue une part essentielle de leur démarche artistique.

Pour “L’Almanach 26”, Daniel Dewar et Grégory Gicquel ont conçu un ensemble composé d’une peinture monumentale sur soie et de plusieurs séries de céramiques en grès grand feu. Réalisée dans leurs ateliers, la peinture sur soie est produite selon une technique laissant une large place à la circulation de l’eau et des pigments. Les encres se diffusent dans les fibres du tissu, créant des textures et des dégradés qui évoquent les mouvements du milieu aquatique. Déployée sur les murs, la composition rassemble des espèces locales de poissons et de plantes d’eau douce : carpes miroirs, silure, renoncules aquatiques, lentilles d’eau et potamots.
La surface de la soie fait écho à la peau lisse des poissons, tandis que le flottement du tissu suggère un courant d’eau qui traverse l’espace d’exposition.

Cet univers humide se prolonge à travers des céramiques en grès cuites au bois : pots, jarres, pichet, lavabo et bidet, autant de contenants pouvant accueillir des liquides. Les émaux luisants, parfois dégoulinants, évoquent un monde aquatique au sein duquel se rencontrent des escargots et fragments de corps humains. Mollusques et mammifères se côtoient à la surface des sculptures, évoquant une cohabitation inter-espèces possible.

Enfin, un lavabo suspendu au mur constitue une clé de lecture de l’exposition. Modelé à la main comme une copie d’un objet industriel destiné à canaliser l’eau, il évoque les multiples manières dont les êtres humains cherchent à organiser et transformer les éléments naturels qui les entourent.