Barnabé Fillion
L'Almanach 26 : Barnabé Fillion

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Le Consortium
Curated by Franck Gautherot & Seungduk Kim
Barnabé Fillion, “L’Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026.
Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Barnabé Fillion, “L’Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026.
Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Barnabé Fillion, “L’Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026.
Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.
Barnabé Fillion, “L’Almanach 26”, Consortium Museum, Dijon, 2026.
Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum.

Barnabé Fillion (1981, Paris)
L’exposition de Barnabé Fillion bénéficie du soutien de MANE et Arpa Studios.


 

Barnabé Fillion (1981, Paris) vit et travaille entre Paris, Venise, Kyoto. Parallèlement à ses études de photographie, il s’intéresse à la parfumerie et développe une pratique synesthésique. Depuis plus d’une dizaine d’années, il compose des parfums pour différentes maisons et collabore avec des designers et des artistes : Dominique Gonzalez-Foerster, Philippe Parreno, Anicka Yi...

Cette exposition, à la croisée de son parcours entre parfumerie, botanique, arts visuels et design, s’inscrit dans une recherche menée autour d’un “iris mutanti”, développé comme une possible nouvelle espèce par Barnabé Fillion et son studio : Iris Mutanti Officinalis

À travers ce projet, il présente une série d’études nocturnes consacrées à cette fleur mutante, à la frontière entre apparition botanique, fiction et mémoire perceptive.

Le projet naît de la rencontre entre cette recherche sur l’iris et un ensemble d’images résiduelles issues du journal du parfumeur. Ces images trouvent leur origine dans la notion japonaise de makyō : les premières visions qui apparaissent lorsque nous fermons les yeux dans un espace de contemplation. Elles sont ici retranscrites à travers un processus photographique par lequel il interroge la possibilité de fixer une part de ces images mouvantes. L’exposition met en relation cette recherche visuelle avec la transformation olfactive de l’iris. En parfumerie, l’extraction de l’iris s’effectue à partir du rhizome de la plante, lentement séché puis réduit en poudre avant d’être transformé afin d’obtenir sa matière olfactive. Cette transformation intéresse particulièrement Barnabé Fillion, car le parfum de l’iris n’est pas extrait de la fleur visible, mais d’une matière enfouie, invisible, souterraine et horizontale. L’exposition cherche ainsi à mettre en relation cette matière invisible du parfum, les images résiduelles suscitées par nos sens et le rêve possible des fleurs.
Une question traverse alors l’ensemble du projet : les fleurs rêvent-elles, et partagent-elles leurs rêves entre elles ? Et si ces rêves constituaient la réalité de notre propre monde ? Rêvent-elles donc de notre réalité ? Chaque pièce agit ainsi comme une observation de l’Iris Mutanti Officinalis : non seulement fleur mais aussi comme anomalie d’un phénomène perceptif, apparition résiduelle d’un organisme fictionnel en devenir.